Accueil A la Une Homélie du Mercredi de la 1ère semaine de l’Avent, Année paire

Homélie du Mercredi de la 1ère semaine de l’Avent, Année paire

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Homélie du Mercredi de la 1ère semaine de l’Avent, Année paire

Référence biblique : Isaïe 25, 6-10; Psaume 22 ; Matthieu 15, 29-37.
« J’ai compassion de cette foule ; voilà trois jours qu’ils sont avec moi et ils n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer affamés, de peur qu’ils ne défaillent en chemin. »
Frères et sœurs,
Nous Célébrons aujourd’hui la mémoire de Saint François Xavier, patron avec sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, de la mission. Saint François Xavier entreprit d’immenses voyages et n’hésita point d’aller vers les autres, animé par l’urgence de préparer partout la venue du Seigneur. Il se dépensa toutes ses forces, son intelligence, son cœur, il reçut le Seigneur à un tel point qu’il le supplia de modérer légèrement les grâces dont il le comblait.
La 1ère lecture que nous venons d’entendre est extraite du livre du prophète Isaïe qui nous raconte une prophétie dans laquelle le Dieu des armées promet de préparer un grand festin sur la montagne de Sion pour tous les peuples. Un festin qui symbolise la fin de la mort, l’effacement des larmes et des souffrances, et l’instauration de la joie et de la réconciliation. Le prophète dans cette péricope prédit que les peuples s’écrieront : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ! ».
Dans la péricope de Matthieu que nous venons de proclamer, nous avons écouté la description des miracles accomplis par Jésus auprès des malades et la multiplication des pains qui a donné de nourrir une foule. Une foule portant avec elle à Jésus : des infirmes, des aveugles, des sourds et de nombreux autres malades. Quelle beauté ! Une foule qui prend à cœur la souffrance d’autrui. Non pas une foule indifférente, mais une foule capable de se salir les mains, une foule touchée par la souffrance. Peut-être, au départ, se sont-ils contentés d’écouter les supplications de ces malades, de les amener à Jésus ; qui sait, peut-être ne croyaient-ils pas pleinement à la possibilité de la guérison, mais quelle stupéfaction de voir ces malades guéris par Jésus ! Cet aspect est particulier : la guérison d’autrui suscite l’émerveillement et la louange du Seigneur ! Vous n’en avez tiré aucun profit personnel, mais vous avez été témoin, vous avez partagé la joie des autres. Qu’il est beau de savoir se réjouir avec les autres, sachant que « Une douleur partagée est une douleur réduite de moitié. Une joie partagée est une joie doublée » (proverbe suédois).

Et Jésus a compassion de cette foule. Ils sont avec lui depuis trois jours et n’ont rien à manger. Être avec Jésus est plus important pour eux que la nourriture. Et c’est ce qu’Il veut faire comprendre à Ses disciples. Il les interpelle et leur dit qu’Il ne veut pas qu’ils renvoient les gens affamés. Il les questionne, Il les dérange, Il veut qu’eux aussi se sentent responsables de cette foule, qu’eux aussi prennent à cœur leurs souffrances, Il veut qu’eux aussi apprennent la compassion, qu’ils donnent et qu’ils se donnent entièrement ! Le Père Ermes Ronchi écrit : « S’il existe encore sur terre ceux qui possèdent l’art divin de la compassion, qui sont touchés par les plus humbles, alors cette terre a un avenir, alors il y a encore de l’espoir de rester humain. » Recouvrons grâce à François Xavier la véritable mission de l’Eglise : « Aller vers les autres, sans attendre qu’ils viennent à nous ». Somme toute , si nous voulons que le Seigneur vienne à nous, nous devons nous préparer à sa venue dans les autres, nous devons aller à leur rencontre, répondant au dynamisme de la miséricorde divine. ASPM

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