Que d’inspiration, que de motivation et toujours d’une ascension fulgurante. Francesco d’Assisi, né Giovanni di Pietro Bernardone en 1181 à Assise dans l’actuelle Italie centrale, est mort le 3 octobre 1226 dans cette même ville, loin des athénées capables du dogme que représentait la cité romaine, ville à l’époque, de la papauté institutionnelle. Dans ces temps-là, la spiritualité avait un goût ésotérique pour les esprits vulnérables. Mais, sacré Francesco franchira le rubicond pour asseoir une tendance: la Charité dans la simplicité.
Il est un religieux catholique italien, féru d’une mission d’évangélisation. Cette vocation particulière l’édulcore pas son génie. Il est diacre, pour grandir le service de l’autel qu’il préfère en église, persuadé que la communauté des hommes participe de la volonté de Dieu de tendre à la sainteté. C’est donc nourri de la Charité qu’il devient mystique, combinant l’offre spirituelle avec l’oeuvre du Salut des âmes. Il est fondateur de l’ordre des Frères mineurs (O.F.M.) qui, en 1210, caractérisé par une exégèse d’inhibition et d’intuition, fera de lui un » Fou de Dieu ». Dans cette sorte de convention divinatoire naîtra la sequela Christi, la donation totale à Dieu dans la prière, la joie, la pauvreté, l’évangélisation et l’amour de la Création divine.
Connu dans son voisinage comme étant le Fils d’un riche marchand italien, François va rompre avec le monde et les biens du monde en 1206, se fixant sur la Révélation et la force de l’Evangile qu’il va vivre en situation avec ses disciples. Car, il fonde la fraternité des Pénitents d’Assise, ceux-ci vivent la pénitence au quotidien, vénérant le Christ crucifié. Son Ordre des franciscains s’étendra sur toute l’Italie mais aussi en Allemagne, en France, en Hongrie, en Angleterre, au Maroc et jusqu’en Terre Sainte.
François d’Assise se découvre encore aujourd’hui, dans les défis du monde actuel, que les pontifes Pétriniens ne cessent de consulter. Pour sa première encyclique «Dilexi Te», le Pape Léon XIV met l’accent sur une note de fidélité à Saint François d’Assise, lui qui avait «donné espoir aux pauvres, aux exclus, aux mal aimés, par son sens de l’humain et sa passion pour le Christ». A en juger les pauvres, ils sont «au centre de l’Eglise et de la foi chrétienne, ils sont les mendiants de l’unique nécessaire, Jésus. En effet, la vision du pauvre s’établit dans la relation de vérité évangélique qui puise tout son sens dans l’amour divin, indissociable de la foi.
Aussi, s’inspirant de Saint François d’Assise, l’exhortation Apostolique Dilexi Te du Pape Léon XIV n’appelle qu’à renouer le peuple de Dieu à l’exercice de la Charité.
DEA