Libreville se prépare à devenir, du 9 au 13 décembre 2025, le point de convergence de près de 300 journalistes issus de l’ensemble des pays francophones. Les 51ᵉ Assises de l’Union de la Presse Francophone (UPF) s’annoncent comme un rendez-vous majeur pour la profession, et suscitent déjà un vif intérêt au Gabon.
Après avoir obtenu l’aval des autorités gabonaises, le comité d’organisation a convié les entreprises locales à une séance de présentation visant à en faire des partenaires potentiels. Plusieurs chefs d’entreprises et représentants ont répondu à l’appel de la section gabonaise de l’UPF.

Face à ces probables soutiens, le président de la section Gabon, Désiré Enamé, a lancé un appel fort au partenariat pour garantir la réussite de cette édition. Une démarche soutenue par le représentant du ministère de la Communication, qui a réaffirmé, au nom du ministre, l’engagement du département à accompagner l’organisation.
Un thème en phase avec les enjeux actuels
Le thème retenu pour cette édition — « L’intelligence artificielle et son impact sur les médias » — s’inscrit pleinement dans l’actualité du secteur. Les tables rondes et ateliers permettront d’explorer les opportunités, enjeux et menaces liés à l’émergence de l’IA, alors que cette technologie soulève des interrogations sur l’avenir du métier de journaliste.
Une organisation remportée après plusieurs tentatives
La tenue de ces assises au Gabon est l’aboutissement d’un long processus. Depuis 2022, la section Gabon de l’UPF est candidate à l’accueil de l’événement. Cette année-là, lors des assises organisées au Maroc, le pays avait été écarté au profit du Niger, en raison de l’organisation des élections prévues en 2023.
En 2024, à Dakar, le Gabon a de nouveau présenté sa candidature face à la Côte d’Ivoire et au Cap-Vert. Cette fois, il l’a emporté. La confirmation définitive a été obtenue en juillet 2025, à la suite de la visite à Libreville de la Secrétaire générale internationale de l’UPF, Zara Nazarian.
Un défi 22 ans après la dernière édition au Gabon
L’accueil de cette 51ᵉ édition représente un enjeu symbolique et organisationnel d’importance pour le pays, qui n’avait plus abrité les assises de la presse francophone depuis 22 ans. Un défi que la section Gabon de l’UPF entend relever avec détermination.