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Abidjan – 28 Juin 2026 L’éducation comme souveraineté africaine selon Madame Marie-Madeleine Mborantsuo

Depuis Abidjan, et d’une voix empreinte de solennité, Madame Marie-Madeleine Mborantsuo a posé l’éducation comme la pierre angulaire de la souveraineté, de la mémoire et de la vocation de l’Afrique. Loin d’être réduite à une simple transmission de connaissances, l’œuvre d’enseigner s’y révèle comme un engagement à la fois spirituel et civique : celui de former des hommes et des femmes aptes à lire les signes de leur temps et à en assumer la charge devant Dieu et devant l’histoire.

L’Université Internationale de Libreville-Berthe et Jean apparaît comme la figure accomplie de cette ambition. Elle ne se conçoit point comme un établissement académique parmi d’autres, mais comme un haut lieu de formation intégrale, appelé à susciter une génération de bâtisseurs solidement enracinés dans leur identité et ouverts aux exigences du siècle. Cette entreprise épouse l’exigence chrétienne d’une éducation qui refuse de dissocier l’intelligence de la conscience, le savoir de la sagesse, la compétence du service. Il s’agit d’élever des élites dont le cœur demeure tourné vers le bien commun et dont l’esprit se tient affranchi de toute tutelle intellectuelle étrangère.

Le propos appelle avec force à une reconquête. Reconquête d’une mémoire africaine longtemps reléguée aux marges, reconquête d’un récit que doivent porter les propres enfants du continent, reconquête enfin de cette capacité à penser l’avenir à partir des réalités éprouvées. C’est dans cette conjonction entre la mémoire des aïeux et la projection vers l’avenir que se révèle la portée prophétique du projet : une Afrique qui, sans méconnaître le monde, refuse désormais de le subir et s’érige en actrice de son destin.

Il faut convenir que pareille ambition se heurte aux épreuves ordinaires de la gouvernance, du financement et de l’adéquation aux aspirations des jeunes générations. Pour autant, la boussole ne varie point : il s’agit de fonder des institutions durables, justes et exigeantes, à la mesure de leur mission. Car, selon cette vision, éduquer un Africain revient à lui restituer sa dignité, à lui confier une part de l’avenir du continent et à l’enraciner dans une espérance qui ne déçoit point.

Ainsi, depuis Abidjan, s’élève la certitude que l’Afrique n’accédera à une liberté véritable que le jour où elle pensera, formera et se projettera par elle-même. Et dans cette œuvre, l’éducation s’impose comme une liturgie du développement, un service rendu à la vérité, à la justice et aux générations qui viennent.

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